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 L'Alsace celtique

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Orion
Admin


Date d'inscription : 17/11/2011
Localisation : Nord

MessageSujet: L'Alsace celtique   Mer 18 Fév - 15:19

L'Alsace celtique ; La Déesse Artio ; La Clairière Les Etoiles d'Artio

L’Alsace Celtique



Les Celtes se sont établis dans la plaine d’Alsace dans le courant du deuxième millénaire avant notre ère. Venant de l’Est, ces peuples ont poursuivi leurs implantations vers l’Ouest et le Sud. A cette époque, l’Alsace était un espace de sédentarisation temporaire pour les Celtes migrants.



C’est au cours du VIIIème siècle avant JC que deux tribus Celtes vont se sédentariser dans le sud de la région : les Séquanes et les Eduens.

Les Séquanes venaient de la Franche-Comté actuelle et les Eduens de la Bourgogne. Ces deux peuples furent plus souvent en guerre qu’en paix.

Les Séquanes étaient implantés dans le sud de l’Alsace et principalement dans le Sundgau. Ils étaient voisins des Rauraques, tribu de la Suisse rhénane. Dans le Bas-Rhin et la Moselle actuels, ce sont les Médiomatriques qui s’installeront.



Un peu plus tard, vers – 72, une tribu Celto-germanique dirigée par Arioviste, les Suèves, va contrôler toute la plaine d’Alsace. Cette occupation sera de courte durée car vers – 58, les légions romaines de César vont chasser les Suèves de la région et y réinstaller les anciennes tribus celtes devenue Gallo-romaines.



L’Alsace possède donc elle aussi un passé celtique, au même titre que la majorité des peuples de l’ouest européen. La société celtique était fortement spiritualisée et l’Alsace garde encore quelques traces de la vénération des Dieux et Déesses Celtes sur son sol.





La Déesse Artio



Les divinités vénérées par les Celtes avaient de multiples noms, selon les tribus ou les endroits géographiques où les peuples étaient installés. Bien souvent, ce n’est d’ailleurs que le nom qui change pour caractériser une même divinité.

Les Dieux et Déesses invoquées par les tribus Celtes alsaciennes sont donc nombreux. Parmi les déesses, Artio retiendra l’attention car c’est le type même de Déesse qui sera « récupérée » ensuite par sa christianisation.

Artio est une Déesse-Mère, fort probablement une des figures de la Grande Déesse. Son symbolisme était attaché à l’Etoile Polaire et aux constellations de la Petite et de la Grande Ourse ; L’Ourse sera donc l’attribut symbolique d’Artio.

La racine « ART » veut dire « Ours » dans la langue Gauloise et l’on trouve cette même origine dans l’Irlandais « Art », le Gallois « Arth » et le Breton « Arz ». La racine « ART » sera également attribuée au Roi Celte ARTHUR dont le symbolisme se rattache également à l’Etoile Polaire.

Certains rattacheront également ce terme à la Déesse grecque ARTEMIS.

Autre racine qui veut dire « Ours », le terme germanique de « BER » ou « BÄR ». On retrouvera ce terme dans de nombreuses villes dont les armoiries comporteront un Ours telles que Berlin ou Berne. C’est proche de cette dernière ville, à Muri, que l’on a découvert une statuette gallo-romaine représentant la Déesse Artio face à son Ours.

Le culte de la déesse à l’Ours ou à l’Ourse a été pratiqué dans une zone que l’on peut qualifier de « rhénane » allant de Berne chez les Helvètes, jusqu’à Trèves chez les Trévires ; avec fort probablement un prolongement vers le nord de la Gaule sous le vocable de Ursa.

En Alsace, c’est à Andlau que l’on va trouver par analogie le culte d’Artio. En effet, la légende chrétienne dit qu’un ange apparaît à Sainte Richarde de Souabe (à noter que le mot « Souabe » vient de la tribu celto-germaine des « Suèves »). Cet ange lui demande de faire construire un monastère à l’endroit où une ourse grattera le sol. C’est effectivement dans le val d’Eléon (ancien nom d’Andlau) que Richarde verra son ourse. On peut transposer aisément cette légende dans le sens où « là où il y avait déjà un culte à la Déesse Artio, il faudra construire un monastère chrétien ». Ce qui fut fait. Nous sommes en l’an 880. Et en effet, il existait bien avant à cet endroit un lieu dédié à l’ours, donc probablement à Artio. De ce lieu, il ne nous reste que le rocher de la légende, situé sous une petite trappe en bois dans la crypte de l’abbaye d’Andlau.





La clairière les Etoiles d’Artio



Située aux pieds du massif du Bernstein, entre les roches travaillées par les peuples anciens et les jeunes chênes de la forêt, la Clairière « Les Etoiles d’Artio » célèbre les 8 fêtes de la Roue de l’année.

La Clairière pratique une spiritualité dans la prière des Dieux et des Déesses Celtes et tout particulièrement Artio, ainsi que le culte des ancêtres, de la Terre Mère, dans le respect de la Nature et du Sacré de l’ensemble de la Création.

« Les Etoiles d’Artio » est une Clairière de l’Ordre des Bardes, Ovates et Druides.      

http://laclairierelesetoilesdartio.hautetfort.com/l-alsace-les-celtes-et-la-deesse-artio/


Vers l'introduction

L'Alsacien Celte

-1.500

Vers 1.500 avant J-C Voilà les Celtes parmi nous !

-58

Historique de -1.500 à -1.000 avant J-C



Vers - 1.500 un mouvement accru de trafic humain sur les gués du Rhin et provoqué par des groupes d'immigrants qui s'enfoncent dans les forêts de la plaine Alsacienne.

Il s'agit de ressortissants d'un grand peuple appelés CELTES dont la patrie se situe au levant dans la région de Caucase. Remontant le cours du Danube, ces gens, chassés de leurs foyers par les Mongols, sont à la recherche de terres inoccupées à l'Ouest ou ils espèrent s'implanter définitivement.

Ces proto-celtes font bonne impression. De tempérament paisible, ils s'adonnent à l'agriculture et à l'élevage, deux activités encore inconnues chez nous, dont ils apportent les secrètes techniques de leur lointaine patrie.

Leur langue est Indo-européenne. Dans la mesure où nous avons pu nous faire comprendre des immigrants celtes, il nous est apparu que leur curieux langage est polysyllabiques et qu'il tire ses racines du parler en usage aux confins des Indes, semblable à la langue des Sigynnes qui vaguent de la Perse aux pays danubiens.

Exemple de leur vocabulaire qui complète notre patois : Dalwa (creuser) - Nîala (fouiller) - Kittra (rire) - Zaîna (Corbeille) - Goscha (bouche) - Hûscha (frapper). D'ores et déjà ils désignent dans leur idiome les cours d'eau où ils s'établissent : Larga, Illa, Brischa, Mosig......


Historique de -1.000 à -800 avant J-C



La Société s'organise sur trois niveaux
Sous l'influence des celtes qui commercent avec des marchands ligures, l'Alsace fait des progrès. Nos savants druides usent de secrets magiques au cours de réunions nocturnes, au clair de lune dans les profondeurs de nos forêts du Sundgau et sur la colline du Bollenberg. Une nouvelle organisation des groupes est nécessaire.

Au sommet : nos druides instruits et initiés dès leur jeune âge aux secrets des dieux et à l'art d'exercer le pouvoir temporel.

La défense : est assurée par une poignée d'hommes en armes dévoué au pouvoir et chargé d'assumer la police du groupe et seconder les druides à l'occasion des sacrifices religieux.

La base : formée par le commun du peuple auquel incombent deux devoirs civiques essentiels à savoir : procréer et travailler. Le chef de famille est maître absolu dans son foyer.

Pour renforcer l'unité des clans et des tribus, nos druides proposent la noce en alternative. Le conseil des Sages formés par les chefs de clans président à la destinée des tribus. Polygamie et polyandrie sont nos contrats sociaux.

Un nouveau style de vie se développe. Des cases individuelles souterraines voilà des maisons en rondins de bois hermétisés avec un torchis d'argile mélangé de bouse de vache qui permettent de mieux résister aux froids Notre région développe la polyculture permettant à nos ancêtres de vivre dans l'abondance sur nos terres généreuses convoitées par tant d'autres .




Historique de -800 à -500 avant J-C



La haute vallée du Rhin s'éveille à une ère nouvelle
L'Alsace des tribus reçoit les premiers apports et impulsions des civilisations étrangères par des marchands venus des pays évolués.

Notre tribu Les Séquanes (Alsaciens Haut rhinnois) vivait en bon voisinage avec la tribu des Rauraques (Suisse Rhénane) et par stratégie nous étions les alliés de la tribu des Médiomatriques (Mosellans et Alsaciens Bas rhinnois). Pour mémoire le frontière entre nos deux peuplades est le landgraben près de Saint-Hippolyte qui marque encore en l'an 2000 la limite entre nos deux départements. C'est l'époque de l'âge du bronze.(le cuivre et le bronze sont importés à partir de l'Helvétie voisine) Les celtes agriculteurs et éleveurs colonisent de plus en plus notre régions. La langue celte survie dans beaucoup de nom : la rivière Ill, les montagnes Vosges, Donon,

Pour se protéger , les celtes construisent des oppidums ( enceinte fortifiée capables d'accueillir les habitants et leur bétail.) dont les plus connus de notre régions sont :

Le site du Mont St Odile à coté d'Obernai

Le site du Hartmannswillerkopf à coté de Wattwiller

Le site du Montori à coté de Masevaux

Le site du Britzgyberg à coté d'Illfurth

Le site du Münsterbügel à Bâle



Historique de -500 à -56 avant J-C



Les celtes s'engagent dans le progrès grâce au Fer
L'époque dite de La Tène ouvre de nouvelles perspectives à leur tempérament industrieux naturel. il est vrai que les marchands grecs établis dans le comptoir de Massilia (Marseille) et les Étrusques de la péninsule italique venus commercer avec les gaulois ont fécondé de leurs apports cet essor technique. Des castes dirigeantes accaparent le pouvoir et sous la houlette des prêtres druidiques, naît une société théocratique autoritaire. des oppida, tantôt monastères, tantôt marchés fortifiés, jalonnent les principales voies du commerce reliant la haute vallée du Rhin au Danube, à l'Etrurie, à la Méditerranée.

Bientôt à l'étroit entre les Vosges et le Rhin, les celtes essaiment vers les Gaules, l'Italie du Nord, le Rhin inférieur.

En 72 avant J.-C. Invasion germanique de la haute Alsace par ARIOVISTE roi des Suèves ( germains) qui revendique pour ses leudes un second tiers du pays séquanais ce qui amènerait l'occupant aux portes de Visontio (Besançon)

Dans l'intervalle, la République de Rome a pris la relève des civilisations antiques . Dans le but d'arrêter la poussée germanique vers les Gaules, Rome confie à l'un de ses proconsuls, l'ambitieux Jules César, la mission d'occuper la ligne du Rhin.


Sous la pression D'ARIOVISTE Chef germanique (Roi des Suèves) qui occupe l'Alsace du Nord vers l'an -60 et qui harcèle les Helvètes, ces derniers avec notre tribu devenu à majoritée "Rauraques" décident d'émigrer en masse vers les Charentes. César mis fin à cette immigration en gaule indépendante par la bataille de Bibracte en nous demandant de retourner dans nos terres et nous assura de son soutien contre les germains.

En -58 César vient livrer bataille à ARIOVISTE dans la région de Cernay, son flan gauche comprenant deux légions étaient établies à Aspach-le-Haut. La victoire de César fut totale, ARIOVISTE disparut.

Cette bataille marque le début de la conquête des Gaules par les Romains.

Bibliographie: http://www.bibracte.tm.fr/

Conçu pour les scientifiques comme une véritable chaîne de traitement des données archéologiques, le Centre de recherche, situé à Glux-en-Glenne dans la Nièvre, a ouvert ses portes en décembre 1994. Des structures de travail et d'hébergement performantes permettent la réalisation d'une activité de recherche haut de gamme . A voir ci dessous:

   Le centre de recherche à Glux en Glenne
   Le site archéologique au mont Bibracte
   Le musée de la civilisation celtique au mont Bibracte

Jusque là nous étions des Alsaciens Celtes !

http://danyburn.tv-com.net/Histburn/Orig04celte/hist04.htm


Bosquet Druidique

Oh jeune garçon, de qui es-tu le fils ?
Je suis le fils de Poésie,
Poésie le fils de Minutie
Minutie, le fils de Méditation,
Méditation le fils de Connaissance
Connaissance, le fils de Recherche
Recherche, le fils d’Investigation
Investigation, le Fils de Grande Connaissance
Grande Connaissance, fils de grand sens
Grand sens, fils de Compréhension,
Compréhension, fils de Sagesse,
Sagesse, fils des triples dieux de la poésie.

Un bosquet druidique au XXIème siècle et dans le nord-est de la France !

Voilà qui a de quoi étonner, déranger ou irriter !

Les historiens nous disent que le druidisme est mort en même temps que la société celtique traditionnelle. Persécuté par Rome. Détruit par une autre conception du monde.

D'autres pensent que pour être Druide, il faut être Breton ...

Et pourtant !

Promenons-nous sur le Donon, sur Altitona (Le mont Ste Odile), au camp de la Bure près de St Dié...un peu partout et nous découvrirons des vestiges plus qu'honorables de notre passé celtique. Sachons entendre les légendes, les histoires de Lorraine et d'Alsace, sachons voir ce qui se cache derrière nos traditions paysannes (pour ne pas dire païennes) encore vivantes, pour découvrir que nous pouvons revendiquer cette identité celtique au même titre que la plupart des peuples d'Europe.

Mais au fond, la question n'est pas là !

Notre "carte de visite" : Altitona s'inscrit clairement dans la lignée de la confédération An Druidh Uileach Braithreachas (Cercle Druidique du Lien Universel) créé en 1717 à Londres par John Toland. Lignée dite "ésotériste" par les spécialistes et dont nous sommes issus par diverses filiations



Et pourtant, cela ne suffit pas à dire ce que nous sommes et faisons.

Alors soyons simples et vrais. Simplicité et véracité, que nous considérons comme des vertus essentielles.

Notre bosquet est constitué par des individus de tous âges, de tous sexes et de tous milieux, fédérés autour de quelques grands principes

Pour nous, le druidisme est d'abord une religiosité attachée à la Terre, non pas la terre en tant que territoire, nation, mais la Terre Mère, celle qui nous porte et nous nourrit ici et maintenant. Le druidisme nous met (re-met) en contact avec les énergies subtiles du vivant, les choses naturelles, c'est-à-dire, conformes à notre nature essentielle. Le druidisme est une voie du vrai. Pas de la Vérité unique et absolue, mais de notre véritable identité d'être humain.
Pour pasticher le titre d'un ouvrage célèbre, ce pourrait être " la voie des Hommes vrais ".
Le druidisme est aussi ce qui nous rattache aux ancêtres. Ceux de l'antique tradition, ceux plus proches de nous, notre famille mais aussi, tout ce qui nous constitue.

Ces quelques définitions nous incitent immédiatement à voir dans le druidisme une voie " adogmatique ". Il n'y a pas de maître à penser, de "gourou " dans le druidisme. Il y a des individus dont la voie particulière les pousse à explorer tel ou tel aspect de la tradition.
L'un sera " barde ", l'autre " ovate ", le druide peut être tour à tour (ou à la fois) poète, shaman, passeur, relieur. Il est celui qui chante, qui versifie, parle aux arbres et aux animaux, recueille les bonnes herbes, manipule les oghams ou rêve…
Il est aussi celui qui ritualise, célèbre les saisons ou les grandes étapes de la vie.
Bref, il essaie de se réapproprier une spiritualité souvent confisquée ou annexée.

Le druide du XXIème siècle est un écologiste dans le sens le plus large du terme. C'est-à-dire, quelqu'un qui tient compte de son environnement, qui s'y intègre le mieux possible et essaie de préserver son équilibre. Le monde tel qu'il se présente est son terrain d'expérience.

Notre Bosquet met l'accent sur les points suivants

La spiritualité, la prière, la méditation , le "travail" relié à la nature et à sa magie
Le retour aux Lieux Sacrés, porteur de la Mémoire de la Terre
Le respect des Ancêtres et de la Terre Mère
Le polythéisme celtique , lié à l'Esprit du lieu

La quête des sources antiques du Druidisme

Nous travaillons régulièrement et au moins à l'occasion des 8 fêtes saisonnières, chacun étant libre de ses engagements. Notre bosquet inivite régulièrement les sympathisants et membres d'autres groupes druidiques ou païens à participer à ses travaux
Chacun restant libre de ses engagements.

S'il fallait une Charte

Nous nous affirmons
Nous nous reconnaissons

Enfants des Druides de l’antique Tradition
Liés par les symboles, guidés par les mythes
Buvant aux mêmes sources
Nous chantons du même souffle
Comme eux nous cheminons sur la roue de l'année
Honorant les Dieux par le chant et par le rite

Nous plongeons nos racines au profondeurs de la Terre
Nos poitrines ouvertes à la Vie.
Puisant dans l’inspiration une nourriture pour l’esprit

Nous savons le Feu et la profondeur de l’Océan
La froideur du rocher, la tiédeur du vivant,
Nous connaissons le Soleil, la Lune, le vent
Nos feux brûlent aux 4 horizons
Eclairant la porte des saisons

Nous laissons peu de traces, aimons la légèreté
Nous respectons toute Vie, marchons en Paix
Sur les sentiers de la Mémoire

Nous sommes fils de Terroir
Nous sommes de la tribu d'Altitona

http://www.druides.fr/altitona/clairiere.htm

_________________
Tout est Conscience d’Être.  
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