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 Shaun Ellis

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Mili
Admin


Date d'inscription : 18/11/2011

MessageSujet: Shaun Ellis   Sam 29 Juin - 17:03

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Né en 1966, Shaun Ellis a grandi au contact des animaux sauvages, dans une ferme isolée de Norfolk. Très jeune, donc, il a appris à respecter et à préserver l'habitat naturel de la faune sauvage. Reconnu à l'heure actuelle comme l'expert mondial des loups, il n'a cependant suivi aucune formation scientifique.
Ancien garde-chasse et US marine dans un commando d'élite, il rencontre il y a une trentaine d'années un biologiste amérindien qui le décide à s'orienter vers l'étude des loups. Pendant 15 ans, aux USA et en Europe, il les observe, apprend à décoder leur langage et leurs règles sociales. Il décide alors de pousser sa recherche en réalisant son rêve absolu : courir avec les loups.


Le prédateur le plus redouté par l'homme.




Carnivore doué d'une vision nocturne hors du commun chez les mammifères et de grandes capacités olfactives, le loup vit en meute organisée, ce qui fait de lui un prédateur redoutable capable de s'attaquer à des bêtes bien plus grosses que lui... Et donc, aux troupeaux domestiqués de moutons ou de bœufs. Une chose qui n'est pas pour plaire à l'être humain

Le loup est donc aussi l'animal qui détient depuis toujours les records de victimes du braconnage... Jusqu'à faire disparaître l'espèce de l'hémisphère nord. En 2010, il reste 200 000 loups dans le monde, dont moins de 100 en France.








Shaun Ellis, un chef de meute.




Depuis 2008, Shaun vit au milieu d'une meute de loups ! "Je me suis dit qu'en faisant cela, ils auraient assez confiance en moi pour me révéler leurs secrets, les clés qui nous permettront de les sauver eux, ainsi que leurs cousins sauvages."

Pour cela, il sacrifie jusqu'à sa vie privée et abandonne tout le confort matérialiste pour une immersion totale dans une réserve naturelle qu'il crée au sud-ouest de la Grande-Bretagne. Et il avoue son but ultime : après leur avoir appris à chasser, à s'organiser et à se défendre, les remettre en liberté dans leur milieu naturel.


La genèse de son projet...




Tout commence en 2008, lorsqu'une louve sauvage abandonne ses trois petits. Shaun Ellis les recueille et les nourrit. Il devient alors le père et l'instructeur de ces louveteaux. Lorsque ces derniers atteignent l'âge de 3 mois, ils les installe dans une réserve en extérieur et... s'installe avec eux !

Pour les nourrir, il va jusqu'à simuler la régurgitation de la mère, gagnant ainsi leur confiance. Personne n'avait jamais été aussi loin auparavant ! Présent auprès d'eux depuis leur naissance, Shaun comprend très vite qu'il ne pourra se protéger d'éventuelles attaques qu'en prenant la place du mâle dominant dans la meute qui se crée... Une place qu'il doit défendre chaque jour, à ses risques et périls. Et d'avouer : "Les gens voient les loups comme des tueurs, mais pour moi, ils sont simplement ma vraie famille."








Un mode de vie extra-ordinaire !



Pour cela, il s'est installé dans une caravane qui borde l'enclos des animaux, et ne passe jamais plus de quelques heures hors du territoire des loups. Les seuls rares moments où il part en mission résoudre des conflits, sont les plus dangereux pour lui : lorsqu'il revient après plusieurs jours d'absence, il doit à nouveau lutter pour retrouver sa place parmi les siens...

De même, il porte toujours les mêmes vêtements pour revenir avec la meute, car ses vêtements portent aussi son histoire olfactive et renseignent les loups sur ce qu'il a fait, où il a été, ce qu'il a mangé... Porter des habits propres et neufs pourraient trahir la confiance que les bêtes lui ont accordée.



 
Son organisme devient loup...



En temps que chef de meute, Shaun est aussi chargé de ramener les proies... Et de manger les abats, les morceaux de choix pour les loups. Son subterfuge : prélever les abats par avance, les ramener, les cuire (car le système digestif humain ne supporterait pas un tel traitement pendant aussi longtemps) et les remettre dans la carcasse. Ensuite, il n' a plus qu'à ramener la proie vers la meute et se battre pour manger devant les autres la meilleure part du butin.

Toujours pour s'intégrer à la meute, il a changé son mode d'alimentation, même en dehors de l'enclos : fini les steaks frites et les glaces à la vanille, les bières et le vin ! Les animaux le détecteraient alors comme un étranger et le tueraient sans hésiter.
Une chose étonne les médecins : un être humain aurait dû tomber malade et mourir, avec un tel rythme de vie et un tel régime alimentaire. Lui a vu ses défenses immunitaires se renforcer au fil des années.
Shaun Ellis est-il en train de prouver qu'un homme peut devenir loup ?

 
Source Nature & Animaux @ Suite 101






Voici un extrait du livre Un homme parmi les loups, paru aux éditions JC Lattes.

Il s’agit du récit de Shaun Ellis évoquant son quotidien en plein cœur de la forêt. 
 
Cela fait déjà un moment que Shaun Ellis vit au sein d’une meute de loups sauvages, et il doit chaque jour, à chaque minute, savoir se faire respecter pour survivre et s’intégrer à ses nouveaux compagnons. Plusieurs fois, Shaun est passé à deux doigts de la mort…
 
« J’avais toujours aimé chez les loups l’importance accordée à la famille, mais ce n’est qu’à travers ma vie avec cette meute que j’ai pleinement compris la structure sociale, les différents rangs et les rôles définis au sein du groupe.
Je savais que l’un d’eux se montrait plus agressif, qu’un autre était écouté de tous, et il y avait aussi le guetteur, mais tout cela était un peu rudimentaire. J’ignorais quelle valeur j’avais à leurs yeux, mais il me semblait que cette meute attendait de moi que j’agisse auprès des petits et que je les informe au sujet de notre monde.

Avant de partir à la chasse, ils se montraient particulièrement curieux quant à mon mode de déplacement. Ils se servaient de moi comme d’un jouet. Ils observaient à quelle vitesse je pouvais courir, me faisaient trébucher en me mordant les chevilles par-derrière pour voir ce qui se passait, comme s’ils essayaient d’évaluer mes forces et mes faiblesses. Étant donné la distance qu’ils étaient capables de parcourir et les durées pendant lesquelles ils disparaissaient, j’imaginais aisément qu’ils avaient pu s’approcher du périmètre de fermes, de ranches, et même de villes.


Les humains empiétaient sur leur monde à une telle allure que les loups se retrouvaient sans cesse en danger de contact, et on aurait dit qu’ils voulaient nous déchiffrer, savoir comment nous réagirions à une rencontre avec eux – en un mot, si nous représentions une menace.


Un jour, alors que les louveteaux devaient avoir neuf semaines, leur mère et le grand mâle étaient partis chasser. Ils étaient absents depuis un jour ou deux et on ne savait pas quand ils réapparaîtraient. Comme toujours, le jeune mâle et moi avions la garde du secteur du terrier et, contrairement à ses habitudes, la jeune femelle faisait la ronde sur la crête, en bon guetteur.


Je ne me sentais pas très bien. Le temps avait changé avec l’arrivée du printemps, et au soleil il faisait très chaud. J’étais fiévreux, presque chancelant, avec la tête qui tournait et une soif effroyable. Je pense que mon corps se révoltait contre ce que je lui avais fait ingurgiter depuis deux ans.

Heureusement, le cours d’eau se trouvait à six cents mètres à peine, et j’avais fini par creuser un sentier, à force de m’y rendre toutes les heures.
C’était la fin de l’après-midi et je ressentis de nouveau un besoin irrésistible de boire. Je me mis donc debout et m’engageai sur le chemin habituel pour descendre dans la vallée. C’est à cet instant que le jeune mâle bondit de l’autre côté du terrier pour m’aplatir violemment au sol.

C’était un grand loup, puissant, et j’eus l’impression de me faire plaquer par trois joueurs de rugby à la fois. Je restai allongé là, en état de choc, le souffle coupé et incapable du moindre mouvement. Cela ne lui ressemblait pas du tout, mais je vis immédiatement que ce n’était pas un jeu.

Il se tenait au-dessus de moi, à gronder, babines retroussées, les yeux étincelants et les oreilles en arrière, les poils du cou hérissés, la queue relevée et les crocs menaçants. Même en pleine forme, je n’aurais pas tenté de discuter avec lui. »






Anecdote :



un jour, Matsi l’a défié et a refermé ses dents sur la mâchoire de Shaun; ce dernier avait l’impression que des aiguilles particulièrement acérées lui transperçaient la peau. Au moment où il croyait que sa mâchoire allait être broyée, Matsi a desserré la sienne, le libérant.
« Il a su exactement quelle pression exercer pour éviter de me casser la mâchoire » racontera-t-il. Direction, l’hôpital où on lui fait des points de suture.
Il retourne vers sa meute… les loups se lancent sur lui, lui arrachent ses points de suture et lui lèchent ses plaies… Résultat ?
Celles-ci ont guéri plus rapidement. Les scientifiques s’entendent à dire que la salive des loups élimine le risque d’infection par les bactéries et accélère la cicatrisation.
D’ailleurs, pour preuve, Shaun n’a aucune cicatrice au visage.


http://wolfenesprit.ning.com/group/lesintervenantspourleloup/page/shaun-ellis






                                

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