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 La MANNE. Principe indispensable à l'Abondance.

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Orion
Admin


Date d'inscription : 17/11/2011
Localisation : Nord

MessageSujet: La MANNE. Principe indispensable à l'Abondance.   Dim 19 Mai - 13:27

La MANNE, c'est quoi ?

Manne, manna, pain du ciel ,pain des anges, providence, don de dieu, tamaris, tamarix mannifera

MAN, voilà un mot de la Bible à la fois rare et spécialisé, mais un mot qui apparaît pourtant dans chacune de ses grandes sections. On le trouve en effet dans la Torah, les Prophètes et les Écrits, pour ce qui concerne la Bible hébraïque, et dans un évangile, dans une épître et dans l'Apocalypse pour ce qui concerne le Nouveau Testament. Bien que rare et spécialisé, ce mot est cependant passé dans le langage commun en français...
Un mot de la Bible par
Patrice Rolin...

—Commençons donc notre enquête par l'usage profane que le français fait de ce mot "manne”.

manne, manna, pain du ciel ,pain des anges, providence, don de dieu, tamaris, tamarix mannifera—N'avez-vous jamais entendu parlé, dans les média, de la “manne financière”, de la "manne budgétaire européenne", de la “manne touristique” ou encore de la “manne pétrolière” ?
Dans chacune de ces expressions, le mot “manne” renvoie à une quantité importante d'argent arrivant de façon inattendue ou sans effort. Cette “manne” est aussi quelquefois qualifiée de “providentielle", sans qu'une origine divine ou céleste ne soit suggérée.
—Il y a parfois une pointe de critique dans ces expressions, puisqu'il s'agirait, pour ceux qui sont bénéficiaires de cette manne, de recevoir en abondance des sommes qui n'ont pas été acquises au prix d'un vrai travail. L'idée de l'argent facile n'est pas loin... Ainsi entend-on régulièrement évoquer le fait que les fédérations sportives “récupèrent la manne des droits de retransmission télévisée”, ou que tel sportif perçoit de ses sponsors d'importants revenus, qualifiés de “manne publicitaire”.
—Moins connue et plus spécialisée, il y a aussi en français “la manne des pêcheurs”, une sorte d'éphémère qui abonde près des rivières en fin d'été. Cet insecte arrive ainsi de façon providentielle pour servir d'appât à ceux qui taquinent le goujon.
Manne, manna, pain du ciel, pain des anges, providence, don de dieu, tamaris, tamarix mannifera
Dans tous ces exemples, le mot “manne” signifie, quelque chose qui est reçu en abondance, parfois de façon inattendue et providentielle.
Eh bien ceux qui emploient ce mot ne savent sans doute pas, pour la plupart, qu'il s'agit d'un mot de la Bible, et plus précisément, d'un mot hébreu.

—En hébreu donc, ce mot est très spécialisé, puisqu'il n'apparaît que dans une situation biblique particulière. Et s'il est présent 13 fois dans la Bible hébraïque, c'est toujours en lien avec le même épisode, ou plutôt la même période de l'histoire biblique : celle des quarante années de pérégrinations des Hébreux au désert, après leur sortie d'Égypte, et avant leur entrée en Canaan.
Ouvrons donc la Bible au chapitre 16 du livre de l'Exode. Avec Moïse et Aaron à leur tête, les Hébreux sont donc dans le désert après avoir quitté l'Égypte et franchi la mer des Roseaux.

“Alors –nous dit le texte (versets 2 à 4)–
toute la communauté des Israélites se mit à maugréer,
dans le désert, contre Moïse et Aaron.
Les Israélites leur dirent :
«Ah ! si nous étions morts de la main du SEIGNEUR en Egypte,
quand nous étions assis près des marmites de viande,
quand nous mangions du pain à satiété !
C'est pour faire mourir de faim toute cette assemblée
que vous nous avez fait sortir dans ce désert !»”
A peine sortie de l'esclavage en Égypte, voilà que la servitude passée apparaît plus douce que la liberté à l'épreuve du désert ! C'est que les chaînes de la servitude sont parfois autant intérieures qu'extérieures à nous-mêmes.
Mais Dieu n'a pas l'air de s'offusquer de ces récriminations, ainsi le texte poursuit-il (v. 4 à 5) :

“Alors le SEIGNEUR dit à Moïse :
«Je vais faire pleuvoir pour vous du pain depuis le ciel.
Le peuple sortira pour en recueillir chaque jour la quantité nécessaire ;
ainsi je le mettrai à l'épreuve pour voir s'il suit ou non ma loi.
Le sixième jour, lorsqu'ils prépareront ce qu'ils auront apporté,
il y en aura deux fois plus que ce qu'ils recueillent jour après jour.»”
Jusqu'ici, le récit ne parle toujours pas de manne, mais d'un “pain qui pleut du ciel” ; en quoi ce don de nourriture est-il donc une épreuve, un test ? C'est que nous allons voir...
Poursuivons le récit quelques versets plus loin (v. 14 à 18) :
“... au matin il y eut autour du camp une couche de rosée.
Quand cette couche de rosée se leva,
le désert était recouvert de quelque chose de menu, de granuleux
— quelque chose de menu, comme le givre sur la terre.
Les Israélites regardèrent et se dirent l'un à l'autre :
«Qu'est-ce que c'est ?»
— Car ils ne savaient pas ce que c'était.
Moïse leur dit :
«C'est le pain que le SEIGNEUR vous donne à manger.
Voici ce que le SEIGNEUR a ordonné :
“que chacun en recueille ce dont il a besoin, un omer par tête,
selon le nombre de personnes à nourrir ;
chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente.”»
Les Israélites firent ainsi ;
ils en recueillirent les uns plus, les autres moins.
On mesurait ensuite avec l'omer ;
celui qui en avait plus n'avait rien de trop,
celui qui en avait moins n'en manquait pas.
Chacun recueillait ce dont il avait besoin.”

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(Le ramassage de la manne, Jacques-Joseph TISSOT dit James TISSOT 1896)
La manne n'est toujours pas nommée, mais on commence à y voir un peu plus clair :
- d'une part il s'agit d'une substance granuleuse, plus loin (v. 31) le récit la décrira comme “ressemblant à de la graine de coriandre ; blanche, et ayant le goût d'un gâteau au miel”.
- d'autre part, il s'agit de quelque chose de complètement nouveau pour les Israélites qui se demandent «Qu'est-ce que c'est ?»
- Enfin, autre indication importante, il semble que le ramassage et la répartition de cette nourriture providentielle doivent se faire de façon égalitaire : “chacun ramasse selon ses capacités et reçoit selon ses besoins". Voilà un beau projet communautaire !... Quelques siècles plus tard, l'apôtre Paul citera ce passage dans sa seconde lettre aux Corinthiens (8,11-15) pour les encourager à la générosité envers la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem.
Par contre, on ne sait toujours pas en quoi cela constitue un test pour les Israélites.

C'est en tout cas déjà un test pour les lecteurs de la Bible et les exégètes. Certains, prenant le récit biblique pour un reportage, se trouvent alors en devoir soit d'admettre qu'une chose nouvelle et inconnue a été créée de façon ad hoc par Dieu pour répondre à ce problème alimentaire, soit de convoquer les naturalistes pour identifier cette substance avec quelque chose de connu. Et quand on cherche, on trouve !
C'est ainsi que dans de nombreux ouvrages théologico-scientifiques la manne est identifier avec “la sève d'une sorte de tamaris, qui est produite quand cet arbuste est attaqué par des parasites comme les cochenilles” ; et il semble bien que sa sève, dont les filaments se solidifient en séchant, soit comestible et consommée par les Bédouins dans certaines régions désertiques. Mais de là à nourrir plusieurs centaines de milliers de personnes pendant quarante ans...
Toujours est-il que cet arbuste a tout naturellement reçu le doux nom de Tamarix mannifera, ce qui, en latin, signifie bien sûr «Tamaris porteur de manne".
Ce phénomène semble d'ailleurs se produire pour d'autres végétaux, et l'on parle ainsi de manne du frêne, et de plusieurs autres arbres...

Manne, manna, pain du ciel, pain des anges, providence, don de dieu, tamaris, tamarix mannifera Voilà pour la séquence “histoire naturelle”.
Mais même s'il est possible, voire probable, que le récit biblique ait été inspiré d'un tel phénomène naturel, ces considérations botaniques ne nous aident guère à comprendre la signification de l'épisode. Sauf à s'en tenir à y voir une manifestation de la providence divine, ce qui n'est déjà pas mal !

Revenons donc à notre récit biblique (versets 19 à 21) :
“Moïse leur dit :
«Que personne n'en garde jusqu'au matin.»
Mais ils n'écoutèrent pas Moïse :
il y eut des gens qui en gardèrent jusqu'au matin ;
il s'y mit des vers, et cela devint une puanteur.
Moïse s'irrita contre ces gens.
Tous les matins, chacun recueillait ce dont il avait besoin ;
et quand le soleil commençait à chauffer, cela fondait.”

Voilà donc où est le test !
Cette nourriture qui vient quotidiennement du ciel ne peut s'amasser dans des greniers. On ne peut pas en prendre plus qu'on en a besoin pour la stocker ou la revendre. C'est un pain quotidien, et il faut avoir confiance qu'il arrivera encore demain... et après-demain. Il faut donc faire confiance à ce Dieu qui conduit le peuple au travers du désert.
D'ailleurs, quand certains cherchent à accumuler plus que leur ration journalière, alors les vers s'y mettent, et ce qui était un don du ciel devient une puanteur...

Revenons un instant aux utilisations profanes du mot manne évoquées pour commencer. En lisant le récit biblique, comment ne pas penser que à ce qu'il advient de nombreux pays quand, pour leur malheur, ils ont un sous-sol riche en pétrole, comment cette “manne pétrolière” ou minière, peut corrompre les élites, pourrir la vie sociale, et polluer l'environnement.
Comment ne pas penser aux régions et sites naturelles, qui sont parfois défigurés et dégradés à cause de “la manne touristique” qui les envahit.
Sans parler des différentes “mannes financières” et des accumulations de richesse qui dissolvent les sociétés humaines.
Bref, peut-être que tous ceux qui aujourd'hui utilisent le mot manne ne pensent pas à tout cela, mais il se trouve que le récit biblique offre ici une clef d'analyse critique de notre présent.

Ce qui montre qu'il s'agit bien d'un des propos de notre texte, c'est que le test est redoublé à propos du jour du sabbat. En effet, en prévision ce jour-là, exceptionnellement, chacun peut et doit ramasser le double de manne. Car c'est bien connu, le jour du sabbat Dieu se repose, et il ne tombe donc pas de manne du ciel. La manne recueillie en excédent la veille du sabbat est donc particulière, elle se conserve jusqu'au dimanche. Dieu a donc tout prévu. Mais voilà, il y a des petits malins, qui ayant déjà ramassé le double le vendredi, vont tenter leur chance de nouveau le samedi. Lisons le texte (v. 27 à 29) :

“Le septième jour, des gens sortirent pour en recueillir,
mais ils n'en trouvèrent pas.
Alors le SEIGNEUR dit à Moïse :
«Jusqu'à quand refuserez-vous d'observer
Mes commandements et mes lois ?
Regardez : si le SEIGNEUR vous a donné le sabbat,
Il vous donne aussi au sixième jour de quoi manger pour deux jours.
Que chacun de vous reste donc où il est ;
que personne ne sorte de chez lui le septième jour.»
Ainsi le peuple fit sabbat le septième jour.”

Le récit biblique analyse donc et critique de façon très claire toute logique d'accumulation qui manifeste l'absence de confiance, et finit par devenir une puanteur pour la communauté. C'est pour cela que Dieu ordonne à Moïse de conserver une mesure de manne et de la placer dans l'arche de l'Alliance comme témoignage pour les générations à venir (v. 32 à 34).
Et cette manne-là se conservera de génération en génération car elle ne participe pas de la logique de l'épargne frileuse ou de la capitalisation mortifère, non, elle sert à attester de la fidélité de Dieu et de son l'appel à la confiance.

Ainsi, les livres bibliques des Nombres (11,6.7.9), du Deutéronome (8,3.16), de Josué (5,12), des Psaumes (78,24), de Néhémie (9,20), et jusqu'à la lettre aux Hébreux (9,4) dans le Nouveau Testament rappellent-ils le don de la manne au désert comme l'attestation de la fidélité de Dieu.
Dans le même sens, le dernier livre de la Bible, l'Apocalypse (2,17) fait de cette “manne cachée” une récompense pour ceux qui résisteront à l'épreuve quand les valeurs de l'empire romains entrerons en conflit frontal avec l'évangile et leur foi en Jésus-Christ.

Dans la tradition juive ultérieure, cette manne divine est présentée de façon de plus en plus merveilleuse. Déjà, le livre de la Sagesse (16,20-21.25-26) déclare :
“... A l'opposé (des fléaux envoyés sur les impies),
Tu (Dieu) as distribué à ton peuple une nourriture d'anges,
Tu lui as procuré du ciel, sans effort de sa part,
un pain tout préparé, ayant la capacité de toute saveur
et adapté à tous les goûts.

La substance que tu donnais manifestait ta douceur pour tes enfants,
mais elle se pliait au désir de celui qui la consommait
en se modifiant au gré de chacun.
… / …
Et c'est ainsi qu'en se prêtant à tout changement,
elle était au service de ce don venu de toi
et qui devenait toute nourriture au gré de ceux qui le demandaient.

Par là, tes fils que tu as aimés, Seigneur,
devaient apprendre que ce n'est pas la production de fruits
qui nourrit l'homme,
mais bien ta parole qui fait subsister ceux qui croient en toi...”

La tradition rabbinique développe encore ce côté merveilleux de la manne : créée par Dieu au soir du sixième jour de la Création, elle fut moulue au ciel par les anges. Celui qui mange de ce "pain des anges" acquiert la force de ces derniers. Nul besoin de la cuisiner, elle a pour l'enfant le goût du lait, pour le jeune homme celui du pain, et pour le vieillard celui du miel...

Dans le Nouveau Testament, un seul passage biblique semble, à première lecture, dévaloriser la manne, au chapitre 6 de l'évangile de Jean. Après la distribution des pains à une grande foule au bord du lac de Tibériade, une polémique s'engage à la synagogue de Capharnaüm. Jésus vient en effet de produire un signe dans lequel beaucoup ont vu à juste titre un écho du don de la manne au désert. Jésus serait-il donc sur le même plan que Moïse ? Jésus est interpellé (v. 31 à 32) :
“Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit :
Il leur donna à manger du pain venu du ciel.
Jésus leur dit :
«Amen, amen, je vous le dis, ce n'est pas Moïse
qui vous a donné le pain du ciel,
c'est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel ;
car le pain de Dieu,
c'est celui qui descend du ciel pour donner la vie au monde.»... ”

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Quelques versets plus loin nous lisons (v. 49 à 51) :
«...Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.
Le pain que voici, c'est celui qui descend du ciel,
pour que celui qui en mange ne meure pas.
C'est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel.
Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour toujours ;
et le pain que, moi, je donnerai, c'est ma chair, pour la vie du monde.»”
Dans cette polémique, Jésus se présente donc lui-même comme la nouvelle manne universelle. La manne est donc ici comprise d'un point de vue chrétien comme une préfiguration du Christ (dans un sens proche, on pourra lire 1 Corinthiens 10,1-5).
Mais, depuis le début de cet article, nous utilisons ce mot “manne” sans avoir dit d'où vient ce nom étrange... de notre récit bien sûr (v. 31) :
“La maison d'Israël appela du nom de manne cette nourriture.”
Nous voilà bien avancés !
Pour comprendre, il nous faut revenir quelques versets auparavant, quand les Israélites découvrent cette chose nouvelle et inconnue et qu'ils se disent l'un à l’autre : «Qu'est-ce que c'est ?»
En effet, en hébreu “Qu'est-ce que c'est ?” se dit MaN HOu“, littéralement "Quoi ça ?".
Les Israélites disent donc «c'est quoi ça ?» MaN HOu“ , et ils finissent par appelé cela MaN.
Ainsi, le mot manne que nous utilisons en français est la contraction d'une phrase interrogative en hébreu : “Quoi ?”. La manne c'est “quoi?”

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Ce nom étrange ne témoigne-t-il pas de la difficulté des humains à accueillir les dons de Dieu dans la confiance ?

Patrice ROLIN
http://biblique.blogspirit.com/archive/2011/10/07/la-manne-c-est-quoi.html
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Mili
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Date d'inscription : 18/11/2011

MessageSujet: Re: La MANNE. Principe indispensable à l'Abondance.   Dim 19 Mai - 13:55

Ce texte nous amène à prendre conscience que le conditionnement qu'être sage, c'est d'économiser pour les mauvais jours, pour les coups durs, n'est généré que par la peur de manquer. Or cette peur de manquer est contraire à la conscience d'abondance. La peur du manque génère la pénurie dans une facette ou une autre de la vie. De plus mettre sa confiance dans quelque chose de matériel, c'est renier le fait que Intelligence Infinie pourvoit à nos besoins. Baser sa sécurité sur du matériel, sur de l'argent par exemple, c'est bâtir un château sur du sable. la véritable abondance c'est d'avoir ce dont nous avons besoin, au moment ou cela est utile. C'est un état d'esprit de confiance en Dieu et non dans la matière.

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Orion
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Date d'inscription : 17/11/2011
Localisation : Nord

MessageSujet: Re: La MANNE. Principe indispensable à l'Abondance.   Dim 19 Mai - 19:52

Si nous arrivons à bien intégrer ce principe nous en retirerons de grands bienfaits et nous sentirons beaucoup mieux. Un poids énorme tombera de nos épaules.



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MessageSujet: Re: La MANNE. Principe indispensable à l'Abondance.   Aujourd'hui à 15:28

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La MANNE. Principe indispensable à l'Abondance.
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